Déconfinement dans le Cher – Focus sur l’ouverture des écoles à partir du 11 mai

Visite du collège Fernand Léger à Vierzon, mai 2019

Réunion ce matin en Préfecture pour examiner le déconfinement dans le Cher. Après un tour d’horizon de l’ensemble des secteurs, c’est celui de l’école qui a occupé la discussion. 

Le préfet et le DASEN (directeur académique de l’éducation nationale) ont souligné que le dispositif d’accueil des enfants en période scolaire et non-scolaire s’est bien passé, et c’est, je trouve, un bon signe pour la suite. 

Quelques points nécessitent d’être bien compris :

  • La rentrée pourra se faire à partir du 11 mai, mais elle ne devra se faire que quand les maires, préfets et DASEN jugeront que les conditions sont bonnes pour refaire. Il n’y a pas d’obligation à effectuer la rentrée à telle ou telle date. 
  • Des informations seront données d’ici jeudi pour expliquer aux parents comment se fera la rentrée de leur enfant. Des réunions d’organisation auront lieu localement. 
  • Certaines priorités sont déjà définies : les classes charnières, le nombre d’enfants que les locaux peuvent accueillir, le maintien des classes spéciales pour enfants de soignants et d’enseignants, les moyens de transport, par exemple. 
  • Un protocole national peut être décliné localement en une convention signé de manière tripartite en fonction de la situation des écoles.  

De nombreuses questions ont été posées par les élus : 

  • Qu’est-ce qui va prévaloir, le protocole local ou national ? 
  • Quels enfants vont être accueillis en priorité ?
  • Quelle sera la responsabilité des maires ? 

J’ai pris la parole en ces termes : 

La France a la maladie de la lourdeur administrative, due à notre mentalité à la base, et à la propension des citoyens à rechercher les responsables, en cas de problème (et cela nous vient de la dérive judiciaire des américains). 

Les maires, depuis la loi Fauchon, sont protégés à partir du moment où il n’y pas eu de leur part de volonté délibérée de mettre en danger, ou de négliger les mesures de sécurité tout en en ayant les moyens. 

S’il n’y avait pas eu ce protocole très détaillé, on aurait dit que l’Etat laisse les maires se débrouiller. Et les fédérations de parents d’élèves auraient aussi levé la voix. 

La proposition du DASEN de signer une convention tripartite pour chaque école après examen des solutions mises en oeuvre est une solution de proximité qui va respecter la commande de l’éducation nationale et de l’administration tout en l’adaptant au terrain et en lui apportant la souplesse nécessaire. 

Je suis confiante que c’est possible si on sort de la pression politique qui est aujourd’hui importante sur un gouvernement qui assure face à une situation extrêmement complexe, et qui demande une adaptation quasi quotidienne.

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