Author Archives: Florent BOUCHEZ

L’avenir de La Poste

Jean Launay, collègue député jusqu’en 2017, a rendu au ministre Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, son rapport sur les mutations du service universel postal. La vision que le rapport présente, est celle que je porte depuis le début de mon mandat. Je défends une présence forte des services publics dans la ruralité qui est combative et possède de nombreux atouts !

La Poste assure quatre missions de service public qui sont essentielles et garantissent une offre de proximité :
– le service universel postal ;
– l’aménagement du territoire ;
– l’accessibilité bancaire pour toutes et tous ;
– le transport et la distribution de la presse.

Le service universel postal permet à chacun d’envoyer et de recevoir des courriers et des colis sur l’ensemble du territoire à un tarif abordable, ceci constitue le cœur de la mission confiée par l’Etat.

Ce rapport veut donner des pistes concrètes pour assurer la pérennité de ce service et prévenir les atteintes actuelles et futurs.

➡ Il préconise de préserver certains des principes de fonctionnement actuels du service universel postal, auquel sont attachés les Français : une distribution du courrier six jours sur sept, la présence d’un réseau de points de contacts important, le maintien d’une politique tarifaire raisonnable.

➡ Il invite également à renforcer la soutenabilité financière du service universel postal grâce à une évolution des modalités du service, notamment des délais de livraison, et grâce au versement par l’Etat d’une compensation financière.

➡ Il appelle enfin à envisager la poursuite de la diversification des métiers de La Poste vers l’inclusion numérique et les services à la personne.

Pour plus d’informations, voici le lien pour accéder au rapport: https://www.economie.gouv.fr/files/files/2021/Rapport_final_Jean_Launay_27052021.pdf?fbclid=IwAR2OGtGiOrUjfg54iaDjREl_dJAd4hb_7Y_vB8yhYO3BPn2F-Hj2KVD_F18

La Poste de Vierzon, crédit : blog vierzonitude
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Visite du ministre Le Drian au Liban

En tant que vice-présidente du Groupe d’amitié France-Liban, je tiens à souligner que la visite actuelle du ministre Le Drian au Liban exprime encore une fois la fidélité et l’amitié de la France envers le Liban, alors que celui-ci traverse la période la plus sombre de son histoire. 

La France ne tourne pas le dos à ce pays ami et continue de le soutenir via les écoles, le patrimoine culturel et historique et la santé, des secteurs primordiaux. Et cela, malgré la non-application des engagements pris par les dirigeants libanais envers la France, soit de constituer un gouvernement qui soit accepté par le Parlement et qui travaille au plus vite à la reconstruction du Liban avec l’aide internationale.

La France agit aussi en activant les sanctions contre des dirigeants libanais par la voie européenne. C’est une action en profondeur donc qui prend du temps mais les effets n’en seront que plus importants. Et la liste pourra s’allonger dès lors que le processus a commencé. 

Le Liban ne peut pas se sauver uniquement par l’action extérieure : le ministre Le Drian parle peu et écoute beaucoup durant ce voyage. Et la France saura encourager ceux qui veulent une démocratie plus saine. Mais le changement doit s’appuyer sur des forces internes au pays. Et il y en a, le Liban ne manque pas de ressources, malheureusement le blocage actuel entre le président et le chef du gouvernement qui se traduit aussi par le blocage de l’audit de la Banque centrale, retarde et complique la situation. 

Par des bidouillages dont ont profité beaucoup de petites et grandes fortunes avec notamment des taux d’intérêt très élevés, la Banque du Liban a favorisé la chute actuelle du pays. Pas ou peu de politique de développement, de production ou de soutien à l’investissement et à l’innovation. L’économie libanaise était devenue une grosse bulle financière qui a explosé. 

Le Liban compte maintenant parmi les pays les plus pauvres du monde, et les Libanais sont pris en otage par leurs dirigeants.

La mission du ministre Le Drian est très difficile et je la suis avec un intérêt que ma double nationalité franco-libanaise renforce évidemment.

Nadia ESSAYAN

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Conflit israélo-palestinien

Hier, j’ai échangé avec mon stagiaire, Hugo Lasnier, au sujet du conflit israélo-palestinien. Son stage se veut à la fois pratique et théorique : il participe à mes activités de députée tout en préparant un exposé sur la situation au Levant puisque je suis vice-présidente du groupe d’études à vocation internationale france-palestine.


Il m’a interrogée sur mon avis concernant la résolution de ce vieux conflit mais également sur mon passé en tant que fille de parents palestiniens exilés. J’ai, notamment, expliqué pourquoi je ne crois plus en la solution à deux Etats, qui est évoquée depuis près de 75 ans.


C’est en 2018 qu’a germé en moi l’idée d’une solution à un Etat, suite au plan de paix du président Trump, largement en défaveur des palestiniens. Depuis, j’ai rencontré et échangé avec des palestiniens.

Aujourd’hui plus que jamais, ils aspirent à la paix. Je pense même que beaucoup seraient prêts à vivre avec les israéliens dans un Etat où ils seraient égaux.


➡ Selon moi cette solution est la seule qui soit réaliste. Non seulement elle règlerait les conflits concernant les frontières, mais également, elle donnerait un Etat aux palestiniens qui n’en ont plus depuis 1948 et qui ne peut être raisonnablement envisagé à part, dans le morcellement des territoires actuels.


✅ Afin que cette solution soit viable, je préconise un Etat démocratique bicaméral, où une chambre serait à représentation religieuse et l’autre à représentation laïque. 

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