BILAN D’UNE ANNÉE SI SPÉCIALE #COVID

Gel hydroalcoolique, masques, panier-repas, files d’attente, dépistages, vaccins, confinement, déconfinement, couvre-feu, télétravail, visios, zoom…

Avec l’arrivée de la Covid-19, depuis un an, notre quotidien est transformé. Nous ne nous faisons plus la bise – la fera-t-on à nouveau ? – nous n’allons plus au cinéma, au restaurant, et nous ne participons plus à de grandes fêtes. Même les mariages se font en catimini. Nos personnes âgées, en EHPAD, commencent seulement à recevoir des visites, avec une grande prudence.

Les entreprises ont dû s’adapter et se moderniser plus rapidement, mettre en place le télétravail et suivre à distance des salariés parfois mal en point de devoir rester enfermés chez eux. Les commerces dits « non-essentiels » ont beaucoup peiné, même si les aides du gouvernement ont été au rendez-vous pour soutenir le secteur économique.

Des familles citadines opèrent un exode vers le rural, très bonne nouvelle pour nos villes petites et moyennes du Centre de la France qui étaient pour certaines en train de se dépeupler. Reste que pour réussir cette transition, la connexion internet est indispensable pour le télétravail ou pour l’école à la maison.

Nous avons redécouvert les « premières lignes », éboueurs, aides à domicile, agents de ménage, boulangers, soignants et préparateurs en pharmacie, ambulanciers, policiers et gendarmes, etc… et leurs petits salaires sont à présent une des questions centrales de la politique à mener : comment revaloriser ces métiers qui nous sont indispensables ?

Nous nous sommes fermés à l’international pour éviter de trop faire circuler le virus. La mondialisation a montré ses limites par rapport au commerce de proximité mais c’est la collaboration internationale des scientifiques qui a permis d’accélérer la découverte des vaccins. Nous prenons conscience qu’il faut retrouver un équilibre et garder en France les productions stratégiques : Doliprane, masques etc… La relocalisation de certaines de nos entreprises est désormais une nécessité.

Les commerçants se sont battus pour faire de la livraison et poursuivre leur activité. Être commerçant ce n’est pas seulement vendre, c’est aussi, et surtout dans les petits commerces, être en relation avec la clientèle pour faire du lien. Cet aspect leur a beaucoup manqué et les réouvertures étaient à chaque fois un véritable soulagement.

Nous sommes, au terme de cette année, à la fois las et solidaires. Las d’attendre même si nous savons que le salut viendra du vaccin, mais il faut tenir encore. Et solidaires parce que nous savons que nous devons nous en sortir ensemble. Certains, parmi les jeunes étudiants, sont en souffrance, parce qu’isolés et sans moyens. Des aides arrivent pour elles et eux mais cette année d’isolement laissera des traces psychologiques.

Un an après, la situation est encore inquiétante et nous espérons voir le bout du tunnel. Ce qui nous aura tant manqué durant cette année de vie, c’est très probablement tout ce qui faisait notre vivre ensemble, nos rencontres gratuites, les spectacles, les fêtes, les grandes tablées. Le monde de la culture, je n’en ai pas encore parlé pour le laisser pour la fin, est celui qui aura le plus souffert parce qu’il vit de son public. Il a besoin de ce face-à-face impossible aujourd’hui. Nous avons eu quelques tentatives de spectacle sur internet mais l’écran ne remplace pas les applaudissements des spectateurs. Je suis de celles qui demandent la réouverture des salles avec des jauges et la prise de température à l’entrée. Nous avons besoin de nous retrouver.

Un an après, le risque vient de la lassitude en l’absence d’horizon bien défini. Il nous faut encore être patients. Prenons soin les uns des autres, le temps n’est plus très long.

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