Bonne année 2021

Nous nous souhaitons tous une bonne année ! Mais que veut dire « une bonne année », au fond ?

Cette année 2020, avec ce joli chiffre, nous l’espérions bonne, et nous avions émis mille souhaits pour nous, nos proches, notre pays et l’humanité tout entière. Les gilets jaunes se calmaient tout doucement. La menace du virus était encore lointaine et ne devait pas nous toucher. « Ça n’arrive pas qu’aux autres… » nous avons tous été impactés , d’une manière d’une autre, par ce virus qui s’est baladé d’une personne à l’autre, d’un pays à l’autre et est devenu le centre des préoccupations et des efforts.

2020 a été l’année du bouleversement de nos vies : moins de voyages, moins de sorties, moins de rencontres. Une vie limitée, différente, plus intérieure, si l’on peut dire. Une année où l’on a beaucoup compté sur l’État pour traverser l’épreuve.

La France et le monde

J’ai toujours pensé qu’il était bon de regarder d’autres sociétés pour mieux juger la nôtre. Avec une soeur au Canada, des nièces au Liban, des amis du Bangladesh, j’ai vite fait de me dire que je ne regrettais pas d’être en France.

Pour le Liban, vous aurez vite compris, parce que vous avez appris cette année à mieux connaitre ce magnifique pays en déroute totale. Les médias en ont parlé, le quotidien des habitants est très compliqué. Peu d’argent, peu de vie économique, peu d’État.

Au Canada, le confinement est une chose très sérieuse, au point que les voisins vous dénoncent si vous ne le respectez pas. Et au Canada, ce qui devient très compliqué, encore bien plus qu’ici, c’est de pouvoir se soigner. Un rendez-vous chez un médecin, ce sont des mois d’attente.

Quant au Bangladesh, vous imaginez bien la misère de ce pays, et les conflits qui peuvent en naître.

J’ai aussi des amis qui vivent au Pays-Bas, et ceux-là sont bien satisfaits du pays, de son organisation et du respect qui leur est dû, en tant qu’émigrés. Ce petit pays sait donner de la valeur aux personnes. Mes amis étaient très étonnés de savoir le retard que peut prendre une démarche administrative en France. Chez eux, l’administration donne un délai de réponse et paie une pénalité à l’intéressé si le travail n’est pas fait.

Ce que je veux dire, c’est que notre pays n’est pas parfait et ne le sera pas d’un coup de baguette magique en 2021. Il a beaucoup d’avantages et quelques défauts et il traverse comme beaucoup d’autres une crise majeure qui impacte nos vies. Il y a chez beaucoup de nos compatriotes de l’inquiétude par l’avenir. Les restaurants, les théâtres, les salles de spectacles et les cinémas, tout ce qui faisait notre loisir, notre plaisir, notre convivialité est durement touché et il lui faudra du temps pour se relever. Mais dans tout cela, même si le président a dit « nous sommes en guerre », en vrai, nous ne le sommes pas. La guerre, la vraie, celle d’humains qui s’entretuent, celle-là est la pire des situations, et ce n’est pas ce que nous vivons. Nous luttons contre une pandémie, et des solidarités se créent, des aides se mettent en place, des scientifiques travaillent. Un vaccin a commencé à être distribué aux plus fragiles, et le sera pour tous, gratuitement, pour un égal accès de tous.

2021 arrive avec tous ces positifs « déjà là », et nous pouvons nous appuyer dessus pour aller plus avant dans le mieux-être de nous tous. Ce sera une bonne année, j’y crois parce que je suis optimiste, et j’y crois parce que je regarde ailleurs et je vois de quoi nous sommes capables, tous ensemble.

Alors donc bonne année 2021, à nous de la tisser jour après jour !

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